++Le bar est toujours occupé par cette foule maintenant rassasiée à souhait une fois quelques verres vides si ce n'est plus encore. Pourtant, cela n'a strictement aucune importance, tout ce qui peut bien exister autour ne compte pas. Seul Frank est au c½ur de mes préoccupations. Ces pleurs se sont transformés en une cascade de larmes qui malgré le réconfort que je peux bien lui apporter ne cesse de s'accroitre, de s'effondrer. Oui, effondré, c'est selon moi le mot qui correspond à ce que j'ai dans les bras, un Frank effondré d'une souffrance engendrée par je ne sais quelle raison exactement.
++Les gens nous dévisagent, comme si nous étions des êtres non identifiés venus tout droit d'une autre galaxie encore inconnue. Certains même nous adressent quelques mots, curieux de savoir ce qui pouvait bien rendre un homme dans un tel état. Mais comment pourrais-je bien leur répondre puisque moi même, son petit ami, ne sait absolument rien de la situation.
Moi : Frank, s'il te plait, calmes toi !
Frank : Me calmer !!! Comment tu veux que... que je me calme !
Moi : Dis moi ce qui te fait tant de mal !
Frank : Je... je te demande pardon, je t'en prie Gerard !
Moi : Mais de quoi tu parles ! Je ne comprend vraiment rien Frank !
Frank : Ecoutes, il n'y a rien à comprendre, ni à savoir. M-mais je t'en prie, crois moi quand je te dis que je t'aime
Moi : Frankie ! Je te crois, évidemment que je te crois ! Et je ro puis merde, je t'aime, je t'aime plus que je n'ai jamais aimé. Quand je t'ai vu pour la première fois, à ce carrefour, j'ai comprit pourquoi je vis...
Frank : Oh mon dieu ! Mais pourquoi c'est si dur !!?
++Cette déclaration n'avait malheureusement pas l'effet escompté. La cascade de larme n'a qu'évoluée pour devenir un torrent de sanglots incontrôlables. Frank se reprend un peu, ses sanglots n'ont pas cessé de couler mais ils étaient moins violents maintenant. Sa main caresse ma joue et un je t'aime des plus sincère s'échappe de ses cordes vocales étranglées par les spasmes que créent ses pleurs. Il se défait de mon étreinte et reprend sa place. J'ai comprit à sa façon de me regarder qu'il allait parler, cela dit, un étrange sentiment s'empare de moi en cette heure tardive.
Frank : Gerard,
Moi : Oui Frankie ?
Frank : Gerard, je te demande pardon pour ce qu'il vient de se passer et pour ce qu'il va se passer.
++L'étrange sensation d'insécurité vient de prendre une ampleur colossale, voir Frank souffrir représente le pire des châtiments et ses mots me font une peur bleue. J'aurais prié pour ne pas les entendre, car il va forcément se passer quelque chose, quelque chose qui ne me rassure guère.
Moi : Pour Mikey, il devrait comprendre, enfin je pense.
Frank : Je sais que tu n'as que lui comme frère et que tu l'aimes énormément. Je ne voulais pas détruire cette relation. Pardonnes moi !
Moi : Frank encore une fois, calmes toi. Il fallait bien qu'il l'apprenne un jour, d'une façon ou d'une autre ! Si il m'aime autant que je l'aime lui alors il devrait être en mesure de comprendre.
Frank : Non, tout cela ne devait pas arriver, ça me déchire le c½ur mais saches que je n'ai plus le moindre choix. Il s'agit... de ta propre sécurité.
Moi : Le type que Bob a emmener dehors c'est ça ?
Frank : Ecoutes, tu es quelqu'un de génial, d'adorable, il est vrai que nous nous connaissons qu'un peu mais tu es la personne qui compte le plus pour moi dans la vie, je t'aime de tout mon c½ur. Pfff m-mais il ne faut p-pas m'aimer Gerard.
Moi : P-pourquoi Frank qu'est ce qu'il se passe, pourquoi tu dis une chose pareille ! Non Frank je t'aime !
Frank : Je préfère crever de douleur, souffrir le martyr, me détruire, me briser le c½ur plutôt que de te savoir en si grand danger. Gerard il s'avère que je n'ai plus le choix, aucune autre solution n'est à ma portée face à cela.
Moi : En gros tu... me quittes ?!... Super.
Frank : Gerard s'il te plait, ne t'en vas pas, pas avant que j'ai finit... Pardonnes moi de te causer cette peine, mais cette pression est devenue insoutenable, je préfère te perdre que de te mettre en danger, de t'exposer à tout ça si je reste avec toi.
Moi : Mais
Frank : Non Gerard, n'insiste pas c'est déjà assez dur comme ça. Je te souhaite vraiment ce qu'il y a de mieux, que tu arrives à vivre un jour de ta vraie passion, que tu trouves quelqu'un de bien, de mieux qu'un salaud comme moi, qui sera digne de toi et de ton amour... Maintenant Gerard, oublies moi, oublies que tu m'aimes, oublies ce que nous pourrions être si je n'avais pas à faire tout ça, mais n'oublies pas que je fais ça par amour. Je t'aime d'une façon complètement démesurée et j'espère qu'un jour tu comprendras mon geste.
++Largué, quoi que dégouté, blessé, impuissant, amoureux, tous ces adjectifs peuvent décrire ce que je ressens. Frank pleur à nouveau, il se lève, prend ma tête dans ses mains et m'embrasse comme si c'était, et ça l'est d'ailleurs, la dernière fois. Je ne veux pas m'arracher ni être arracher à ses lèvres et ses mains qui m'apportent tant d'amour, cependant, Frank en avait décidé ainsi et il s'en va murmurant un ultime je t'aime, me lançant un dernier regard avant de franchir la porte.
++Immobile, le regard perdu dans le vide, perdu, totalement perdu, j'ai perdu l'homme que j'aime, la personne avec qui je me voyais enfin finir ma vie. Je ne le rattrape pas à quoi bon ? Il m'a fait savoir lui même que la tâche lui était trop douloureuse pour une explication de plus, pour un je t'aime de plus, pour un baiser de plus. Il est butté sur cette décision qui lui fait autant de mal qu'à moi.
++Au milieu de ce peuple de rockeurs, un hurlement s'évade de ma bouche. Prit d'une pulsion dévastatrice, je me retiens de ne pas envoyer la table ou ces chaises à l'autre bout de la pièce. Je ne comprend en réalité toujours pas ce qui a pu pousser Frank a commettre ce geste, j'aimerais pourtant le savoir. Je me sens si impuissant, je me tord de douleur et m'effondre à mon tour en larmes sous tous ces regards, tel un goss qui avait paumé son plus beau jouet. C'est un peu ça d'ailleurs..._____________________________
Et voilà !! Le petit 20° fête son entrée !! Mais je vous en prie, ne me tuez pas !!
D'ailleurs, si vous désirez des mouchoirs, je me tiens à votre entière disposition
mais n'abusez pas car j'ai un bon rhume
^^Le titre est extrait de
Going Under d'
Evanescence [
X] Je l'ai choisit parce que cette phrase signifie "Maintenant, je vais te raconter ce que j'ai fait pour toi" cela pourrait correspondre au geste de Frank...
Gros bisous à tous et Merci [
X]
A suivre dans le prochain épisode de My-Frerard-Fic !!
^^A titre indicatif, je ne divulguerais sous aucun prétexte les évènements à venir =P
C'est encore long que d'attendre le retour de mon mentor...
Caro la Marlboro ♥ Tommy la souris
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